dimanche, octobre 22, 2006

Rapport au végétal dans la société française


Trois faits en rapport avec la Botanique et les plantes sauvages m'interpellent ce Dimanche :

Le premier: au début de la semaine dernière, j'ai appris que l'association qui venait d'organiser la Fête de la Science à Cahors avait des difficultés financières: l'année prochaine, il se pourrait qu'il n'y aie pas de Fête du tout.
Cette année, Lot Nature avait organisé une sortie Botanique sur le Mont St Cyr au dessus de Cahors. L'année dernière, une petite exposition de plantes fraîches , avec des fruits d'automne, avait attiré une quinzaine de classes d'école maternelle et élémentaire durant deux jours. Une occasion unique de mettre en contact un grand nombre d' enfants avec une cinquantaine de végétaux différents et de leur permettre ainsi d'avoir une première approche de la richesse du milieu naturel lotois. Dans les deux cas , c'est aussi une vitrine pour Lot Nature, dont on pourrait être privé l'année prochaine. Et quelle importance donnons nous à la Science dans notre vie de tous les jours?

Deuxiéme fait: une plante à valeur patrimoniale certaine pour la France a été retrouvée en plusieurs endroits du département depuis plusieurs années. En principe, cette découverte devrait, dans l'avenir rester confidentielle, connue seulement de quelques initiés et de quelques organisations liées à l'administration et en particulier au ministère de l'Ecologie. Quel est l'intérêt de ce statut confidentiel ? Cela ne traduit-il pas un certain mode de fonctionnement français, et ne retrouve t'on pas un fonctionnement comparable dans l'accès aux archives. On entend constamment des historiens se plaindre de cette confiscation de l'information ancienne par ceux qui sont chargés de la conservation. On peut espèrer qu'un maire peut avoir facilement accès à ces données environnementales au moment de la délivrance d'un permis de construire par exemple, mais il ne faut pas s'étonner de l'étonnement et des réactions de certains élus lorsqu'ils découvrent la présence de telle ou telle espèce, ou de tel ou tel milieu remarquable sur le territoire dont ils ont la charge, venant contrecarrer la mise en place d'un projet qui leur tient à coeur.

Troisième fait: l'enseignement des Sciences au Collège; j' atterris par hasard sur le site d'un professeur des Sciences de la Vie et de la Terre; il présente un certain nombre de pages informatiques pouvant être utilisées par les élèves; des expériences virtuelles par exemple, où l'on monte l'expérience en cliquant sur différents appareils de façon à assurer le bon déroulement de l'expérience; et puis, une page déconcertante: dissection virtuelle d'une fleur de moutarde.... Je réfléchis alors: dans le Lot nous avons la chance de vivre dans une région où le végétal naturel n'est pas loin, où les jeunes peuvent encore avoir accès à des milieux proches des milieux naturels. Mais quelles sont les ressources réelles en ce domaine d'une grande ville?

Trois faits que je livre à la méditation des lecteurs, botanistes ou non. En ce temps de fêtes des plantes et d'engouement pour le jardinage, quelle est la place réelle du végétal, être vivant, ne l'oublions pas , à côté de l'homme dans notre pays ? Quelle importance donnons nous à la connaissance du milieu qui nous entoure ?

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