mercredi, novembre 08, 2006

"Des arbres et des hommes" à Cahors.

Des arbres et des hommes de Josiane Ubaud (Edisud éd.1997) nous dévoile le sens de la plantation d'un arbre près d'une architecture traditionnelle en Provence et Languedoc.


Les arbres ne sont jamais plantés au hasard près d'une maison ou d'une autre construction; il y a une signification précise au choix de l'arbre.

On connait la place des cyprès dans les cimetières et leur rôle de marqueur sacré; les marqueurs d'usage sont aussi bien connus: platane, marronnier, tilleul..., plantés pour l'ombre qu'ils procurent.

Le Sud Ouest méridional n'échappe pas à cette lecture.

Lorsqu'on se promène dans Cahors, les grands Cédres ornent d'impressionnantes maisons bourgeoises, marqueurs extérieurs du rang social important des propriétaires.
Plus modestement, le Palmier, planté par deux, témoigne d'une petite bourgeoisie ancienne suffisamment aisée pour se procurer ces arbres à allure exotique.

Nous avons remarqué un glissement de sens à ce sujet en passant devant la salle de prière musulmane en fin de construction et d'aménagement Rue du Périé.

Deux beaux Trachycarpus fortunei ont été disposés de chaque côté de l'entrée. Pour le passant , et je l'imagine pour le fidèle, ils sont là pour rappeler un certain caractère sacré, solennel , avec tout de même une pointe d'exotisme nord africain.





Il est tout de même amusant de faire appel pour cela à un Palmier sino-japonais, vivant en climat tempéré, introduit en France en 1831 pour ses qualités de résistance au gel et qu'il ne faudra surtout pas oublier de bien arroser.

4 Comments:

Anonymous Nicole S. said...

Bonjour; dans le Tarn et Garonne, autour de Montauban, les pins parasols "signaient", dit-on, les demeures protestantes du XVII ou XVIIIème siècle.

mercredi, novembre 08, 2006 9:49:00 PM  
Blogger Jean Pierre Jacob said...

Merci de votre passage et de votre lien vers Bouriane verte.J'ignorai la signification de la plantation du Pin Parasol; il y en a un énorme non loin de la gare de Cahors, et je vais essayer de connaître le passé de la propriété où il a été planté.

jeudi, novembre 09, 2006 8:34:00 PM  
Anonymous denis pomier said...

bonjour je prend par votre discussion pas pour les pinus pinea mais pour nos deux beaux specimen de Trachycarpus fortunei.J'ai volontairement choisi cette espece de palmier resistant au froid parmis ceux la
Brahea armata (-12°C)
Brahea edulis (-10°C)
Butia capitata (-12°C)
Butia eriospatha (-12°C)
Butia yatay (-12°C)
Chamaerops humilis ( -12°C)
Jubaea chilensis (-15°C)
Nannorrhops ritchieana (-20°C)
Phoenix canariensis (-10°C)
Phoenix dactylifera (-12°C)
Phoenix theophrastii (-12°C)
Rhapidophyllum hystrix (-20°C)



Sabal bermudana (-10°C)
Sabal palmetto (-10°C)
Sabal minor (-15°C)

Trachycarpus latisectus (-10°C)
Trachycarpus martianus (-10°C)
Trachycarpus nanus (-15°C)
Trachycarpus takil (-18°C)
Trachycarpus wagnerianus (-18°C)
Trithrinax campestris (-12°C)
Washingtonia filifera (-10°C)
Washingtonia robusta (-8°C)

, nous ne possedons pas d'orangerie dans laquele nous aurions pu eventuellement hiverner des especes de climat plus chaud.et je confirme aussi les propos de nicole pour l'histoire des plantations au pres de demeures protestantes de pinus pinea.

lundi, novembre 13, 2006 1:56:00 PM  
Blogger Jean Pierre Jacob said...

Merci pour votre passage, et votre explication fort détaillée. Je trouve bien sûr votre choix très judicieux puisque c'est le Palmier le plus résistant aux basses températures.Et la proximité du Lot accentue le froid. Avec la jolie porte sculptée, cela amène de la beauté dans ce quartier où je me promène souvent pour regarder les plantes qui poussent le long de la berge.

lundi, novembre 13, 2006 3:17:00 PM  

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