mercredi, février 20, 2008

Où l'épareuse de Catus passe, le Millepertuis trépasse,



le Bambou casse






Le Millepertuis, florissant en juillet dernier, respecté par les travaux, ornement du carrefour depuis plus de trente ans,




est raboté en dix secondes...



Détail de l'opération: on m'a dit que çà favorise la repousse....

Mais sûrement pas la floraison...

On attendra l'année suivante.




et, par respect devant le travail,
le panneau routier, qui ne l' a pas choisi, reste incliné.





Tandis qu'impassible, l'épareuse de la Communauté de Communes de Catus s'éloigne.

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15 Comments:

Blogger saint-marc said...

Des outils pareils
exploités de la sorte !??

Les contribuables n'ont qu'à bien se tenir !!!

jeudi, février 21, 2008 5:23:00 AM  
Anonymous catherine said...

En principe on devrait passer un coup de tondeuse sur le millepertuis chaque année au printemps pour lui conserver un bel aspect de couvre sol. Pas d'inquiétude donc, il faudrait passer le talus au lance flammes pour s'en débarrasser c'est pire que du chiendent ;-D

jeudi, février 21, 2008 8:14:00 AM  
Blogger Jean Pierre Jacob said...

> Jean-Luc: c'est pour "faire propre"...et les contribuables en redemandent. Le passage en plein hiver permet de disséminer mieux les graminées invasives aux dépends des fleurs sauvages d'antan..

> Catherine.merci du passage.de la tonte légére au labour profond du talus,il y a des étapes intermédiaires. Le bel aspect de couvre sol du talus, c'est au moins dans deux ans maintenant.

jeudi, février 21, 2008 8:56:00 AM  
Blogger Donna said...

Vous parlez du même millepertuis?
Sauvage ou cultivé ?

jeudi, février 21, 2008 9:37:00 AM  
Blogger Jean Pierre Jacob said...

> Donna C'est le bon vieux Millepertuis cultivé, Hypericum calycinum; à ne pas introduire dans son jardin mais précieux à mes yeux autour du transformateur sinistre en vue obligée de ma cuisine.Il ne faisait de mal à personne, cette pauvre petite plante.. Hélas les épareuses, çà ne réfléchit pas, çà coupe tout ce qui se présente.Pauvre de lui....

jeudi, février 21, 2008 4:32:00 PM  
Blogger AnnJa said...

Petite précision, ce n'est pas l'épareuse qui ne réfléchit pas, mais son conducteur... Heureusement que depuis quelques années,en Isère, la DDE ne tond plus qu'une petite bande, sauf sur les talus, dans les virages, pour que les voitures voient mieux et ne soient pas obligées de ralentir...
Je pense qu'une protestation auprès du Conseil général peut se faire.

jeudi, février 21, 2008 6:18:00 PM  
Blogger Jean Pierre Jacob said...

> AnnJa En Isère, Gentiana a bien informé le Conseil Général.

Notre route n'est pas sous la responsabilité du C.G. mais sous celle de la Communauté de Communes, pour l'entretien et le fauchage.C'est tout une saga dont ma clôture en grillage,et une ligne téléphonique non utilisée ont fait les frais...Je tremble quand ils passent....

jeudi, février 21, 2008 9:05:00 PM  
Blogger brigetoun said...

donc il ont raison - c'est fou ce que j'apprends (pas difficile mon ignorance de citadine est abyssale)

vendredi, février 22, 2008 7:20:00 AM  
Blogger brigetoun said...

même s'ils ontun peu trop brutalement raison - nous ne sommes pas en des temps où la délicatesse a droit de cité

vendredi, février 22, 2008 7:21:00 AM  
Blogger Jean Pierre Jacob said...

> brigetoun "La route appartient à tout le monde"m'a t'on répondu...ce qui est vrai; avec ce raisonnement et ce traitement de fauchage depuis plus de quinze ans,le tapis végétal s'est banalisé, des animaux présents ont disparu (lézard vert par exemple), les orchidées présentes sur les bords de route traversant le bois voisin ont considérablement régressé. "Biodiversité diminuée": or la biodiversité est un bien commun que les collectivités locales ont aussi en charge.
Il y a eu des problémes semblables
chemin St Jean à Avignon il y a quelques années.Il y avait encore des espèces végétales provenant de l'Avignon rural du début du 20° siècle.

vendredi, février 22, 2008 9:17:00 AM  
Anonymous Mamicha said...

Oui Jean-Pierre... pour 'faire' propre, vite, tout pour la bagnole, j'ai vu tronçonner en 3 jours dans ma ville des platanes centenaires et des gensses contents (les feuilles c'est 'sale' et ça bouche les cheneaux ...!!!)

GRRR d'une 'contribuable' en colère !!!

dimanche, février 24, 2008 7:52:00 AM  
Blogger Jean Pierre Jacob said...

> mamicha: je ne suis pas contre l'utilisation de l'épareuse: une utilisation réfléchie, en privilégiant la sécurité bien sûr, mais aussi en prévoyant la conservation d'un certain type de végétation, de paysage. De même, l'abattage des platanes en ville.Bel exemple à Cahors, où on abattu, puis planté; deux ans après sur le site, on enlevait les nouveaux arbres pour creuser en vue d'un parking souterrain..Délirant..
comme l'augmentation de la fiscalité locale...Et dans dix ans on interdira la bagnole en centre ville.

dimanche, février 24, 2008 11:13:00 AM  
Blogger christian said...

"La biodiversité est un bien commun" et une nécessité qu'il faut préserver. C'est pour cela que sur la commune de Soucirac et du Vigan nous avons fait une demande au Conseil Général du Lot de "tonte raisonnée" allant de février à fin juin pour respecter le cycle anthèse, gramination, dissémination d'un grand nombre d'orchidées qui étaient en regression alarmante. Il faut savoir qu'avec les modifications apportées dans les prés, les champs, avec l'absence de pâtures sur certaines pelouses caussenardes (on préfère parquer les bêtes dans des enclos de prairies artificielles, ce qui a donné un goût universel à la viande...)les plantes se réfugient sur les bas-côtés des routes surtout les orchidées qui préfèrent les pelouses tondues régulièrement en juin au rythme ancestraux des fenaisons. Les "tontes raisonnées" dans l'est de la France sont une pratique courante mise en place depuis les années 80 avec des panneaux officiels les signalants, ces derniers fournis et mis en place par la DDE locale. En 1989 le Ministère de l'environ après une étude confiée au SRETIE a édité le rapport intitulé " La gestion extensive des dépendances vertes routières" avec en sous titre "Intérêts écologiques, paysagers et économiques" ce rapport est d'autant plus intéressant sur plusieurs aspects : l'intérêt de la biodiversité des bas-côtés routiers, (les normes de fauche réglementaire sont un mètre en ligne droite, 1.20 en virage et si le virage comporte des risques 1.60ce qui est loin d'être pratiqué actuellement on est tombé dans un zèle frisant la paranoïa). Sur le plan économique les chiffres sont hallucinants sur le nombre d'heures de tonte effectué, le matériel acheté et employé tout cela coûte très cher à l'ensemble de la communauté. Dans l'est on réduit considérablement ces coûts. Je suis toujours surpris que les associations naturalistes ne prennent jamais en compte c'est aspect de la biodiversité , de pollution (il faut savoir que les engins employés ont des émissions de gaz polluants deux fois supérieurs à un camion de 30T) et le côté économique n'est pas négligeable.

lundi, février 25, 2008 4:53:00 PM  
Blogger Jean Pierre Jacob said...

Merci, Christian, pour cette contribution très argumentée avec laquelle je suis bien entendu totalement d'accord. Avec ton accord, on pourrait peut-être la reprendre sous une forme ou sous une autre sur le site lot Nature Botanique et poser ainsi la question pour tout le département dans la prochaine assemblée générale.

mardi, février 26, 2008 10:16:00 AM  
Blogger Donna said...

Ah, ici aussi le bestiau est passé ces jours-ci, passé et repassé, au grand dam des ronces, chez moi les figuiers sauvages et le sureau noir l'ont échappé belle, mais heureusement ils planquent leurs racines sous la maison :-) et lisent Lieutaghi dans le texte...

Grâce à Bouriane Verte, je sais désormais que le bestiau s'appelle une épareuse.
Merci Bouriane Verte.

Mon petit frère pense que les bestiaux comme ceux -là sortent davantage en période pré-électorale, où il s'agit de montrer aux administrés ruraux, (éloignés de la mairie et du centre ville, qui se sentent supérieurs parce qu'ils sont là haut sur leur causse, quercynois rattachés à une commune du Rouergue et autres défauts) que, y a pas à dire, on s'occupe d'eux et on leur frait tout propre !

mercredi, février 27, 2008 8:49:00 PM  

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