dimanche, octobre 26, 2008

Lectures de la semaine

Au fil des jours, par la télévision, le journal, par Internet de plus en plus nous arrivent des faits divers, des anecdotes qui dévoilent la complexité, parfois cocasse, parfois dramatique, souvent incohérente, des rapports difficiles entre la nature, les animaux et l'espèce humaine.

Cette semaine l'actualité, mais aussi le hasard des lectures nous ont particulièrement gâté.

1. Passons rapidement sur la rencontre d'un vieux chasseur espagnol et d'un ours dans le Val d'Aran; glissons sur l'utilité réelle d'une chasse au sanglier en battue en montagne...Les aboiements des chiens courants dans nos campagnes fichent souvent la frousse aux récolteurs de champignons, aux promeneurs du dimanche et aux amoureux en émoi qui savent qu'il est préférable alors de déplacer leurs carcasses vers des endroits plus paisibles pour continuer leurs activités. Ce pauvre ours roupillait dans son coin , probablement pour favoriser une digestion un peu lourde, et voilà des chiens qui le dérangent, accompagnés d'un plantigrade camouflé tenant un drôle d'objet. L'ours s'est dressé, et a pris contact, certes rudement, avec l'homme apeuré.. qui a tiré.

L'ours s'est alors taillé prestement. Pas de quoi en faire un gros titre dans la Dépêche.

2. Il est vrai que notre journal préféré aime attirer l'attention sur cette actualité basée sur la tradition . D'autres angoissent leurs lecteurs sur la dégringolade de la bourse, ou détaillent par le menu les galipettes officielles. Rien de tel dans le Lot: on jette un coup de projecteur sur les Oies d'Esclauzels, qui par la sonorité de leurs cris (j'ai retrouvé brutalement l'usage d'un mot très peu harmonieux, "cacarder", ) jettent la zizanie entre des éleveurs et leurs voisins, mobilisent le maire et les gendarmes du canton, et vont faire l'objet d'un dossier qui va aller grossir une énorme pile dans une salle du palais de justice. On supporte le bruit des débroussailleuses du dimanche, mais pas celui de quelques volailles dans un enclos qui communiquent entre elles ou avec celui ou celle qui leur apporte à manger. La campagne où les renards font du camping ou viennent bouffer dans la gamelle du chat n'est décidément plus ce qu'elle était. Il est vrai aussi que les agriculteurs sément maintenant beaucoup de maïs, le met préféré des sangliers et bientôt des cerfs, à ce que j'ai entendu dire. Bref, c'est vraiment un peu bizarre, nos espaces ruraux humanisés du 21° siècle.

Au tour d'Internet maintenant, qui nous apporte aussi sa part:

1.Un blog ariégeois nous fournit la matière d'un fait divers relaté par Midi Libre: un animal en forme de serpent pénétre dans une école; la directrice d'école (photo)n'écoutant que son sens du devoir avec courage , fait évacuer l'école, tue le "serpent" et le jette dans les toilettes sans aller consulter auparavant la liste des espèces protégées. Où va notre école si les enseignants négligent ainsi les lois de la République.

2. Il est temps d'aborder maintenant les nouvelles positives: nous en choisissons une qui nous vient de l'Est:

En Isère Sud, les prévisions avant l'ouverture de la chasse.

A noter la phrase suivante, dans le Dauphiné Libéré, à propos du chevreuil,

La population se stabilise, après une baisse ces cinq dernières années.

On les estime à 15 à 20 000 sur l'Isère.

On les trouve surtout en Belledonne, Vercors. Moins dans l'Oisans, et très peu en Chartreuse.

«Dans le Vercors, côté Drôme, le loup a fait beaucoup de dégâts» estime toutefois Roger Baboud-Besse, président de la Fédération.


Pour nos forestiers, un espoir: vivement le Lot avec le loup.

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mercredi, octobre 15, 2008

Le renard, toujours le renard...

Dans la Dépêche de ce matin, encore une histoire de renard qui ne va pas arranger les affaires de cette espèce déclarée nuisible dans le Lot...Pour essayer de la retirer de la liste, ça ne va pas être de la tarte...

Déjà qu'on l'accusait encore récemment en Commission de la Chasse et de la Faune Sauvage de choisir de trucider des poules et des faisans innocents,lorsqu'on lui présente ces mets délectables dans des conditions favorables, alors que la Science a démontré depuis longtemps qu'en gros, il devrait manger beaucoup de rongeurs et des fruits suivant les saisons...

Revenons donc à notre Renard quercynois domicilié à Lacapelle, à l'extérieur de Cahors: un Renard chapelain en quelque sorte...Maitre Renard, sans aucun doute...

Nous avons narré en son temps l'histoire de ce renardeau lotois qui pour se reposer avait squatté un lit conjugal dans une caravane..Péché de jeunesse ardente, durement sanctionné par un coup de gourdin..

Rien de tel ici: notre renard est plus prudent; à une heure tardive, il s'approche d'un muret éloigné de la maison; une autre nuit, il fait le tour de la piscine; puis, toujours aux alentours de minuit, l'heure du crime, il s'enhardit et vient sur la terrasse...

Une photo est prise alors pour témoigner de ce forfait.. Pourquoi violer ainsi la propriété privée, même non clôturée?...Une bête dite sauvage qui ose fréquenter des lieux humanisés, voire civilisés et foutre la trouille aux mômes..Inqualifiable...

Qu'elle reste donc au fond des forêts profondes, au milieu des fourrés impénétrables de ronces et autres plantes piquantes, ou à se plaire dans la légèreté des ténèbres, dans ce terrier qu'elle ne devrait jamais quitter... au lieu de venir batifoler parmi les Plantes des Jardins et des Chemins...

Pourquoi ce salopard de Renard suit-il donc le mauvais exemple de ces sangliers qui retournent des pelouses soigneusement tondues, parfois sportives même, sous prétexte de les aérer? qui viennent se reposer dans des jardins soignés en les laissant dans un état où ils ne voudraient pas les trouver en y pénétrant? qui retournent les composts alors qu'on ne les a pas sollicités? Pourquoi ? oui pourquoi ? Je vous le demande.

La réponse est tout simplement minuscule, misérable, indigne d'un animal qui prétend appartenir encore à la faune sauvage..

Sur la terrasse, on avait pris l'habitude de placer chaque jour une gamelle... ce soir là, dans la gamelle, des os....et comme un vulgaire hérisson amateur de lait, notre renard dérobait la pitance du chat...

Intolérable comportement. La fédération des chasseurs a été avertie... Gageons que la gamelle sera placée bientôt dans une grande boîte.

En attendant comme première punition, son aventure, avec photo du malfaiteur, est publique dans le journal..

Si récidive, c'est sûr, l'Administration prendra des sanctions..

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lundi, septembre 08, 2008

Nouvelles de la rentrée...

Le mois d'août est passé et dépassé.....Bouriane verte repart doucement....Vitesse de croisière...


Le débat sur l'éventuelle installation d'un centre de stockage de déchets radioactifs dans le Lot continue de plus belle, avec l'irruption, en première page de la Dépêche, de l'avis du Comité Scientifique du parc des Causses.

Sur une belle photo en couleur d'une colonne de calcite dans une grotte de Livernon, J.L.Obereiner, le président du comité scientifique, dûment casqué, montre gravement le résultat visible d'un tremblement de terre ancien qui a cisaillé transversalement cette colonne; tout ceci pour nous démontrer, vite et fort, qu'installer des saloperies radio actives, pour une très longue durée, dans un sol quercynois qui tremble au moins une fois par siècle n'est peut être pas une solution satisfaisante et présente des risques: les géologues locaux sont formels à ce sujet.

Il serait vraiment temps que les autorités locales de Gramat, ainsi renseignées, adoptent une attitude plus sage et plus conforme aux désirs de l'entourage lotois. Gramat n'est pas une île éloignée de tout voisinage et les contaminations malignes n'ont que faire de limites administratives. On le sait depuis Tchernobyl.. Mais les pronucléaires, c'est bien connu, ont souvent les oreilles bouchées et la tête un peu encrassée...

Et mon appareil numérique, tout ému, qui a du en trembler aussi un peu...

Récemment, Bouriane verte a eu l'occasion d'assister à la démolition méticuleuse et douce d'un bâtiment de l'ancien hôpital de Cahors; pas de bruits, un arrosage permanent des ruines, ce qui n'empêche pas le nuage de poussière, lorsqu'il est devenu inévitable, d'intervenir plus en force..La Dépêche nous apprend par ailleurs qu'on essaie ainsi d'éviter la propagation de l'Aspergillus dans les nouveaux bâtiments surtout... Risque de développement de l'aspergillose nosocomiale.


Que de risques mal connus auxquels nous devons parfois faire face dans cet environnement lotois qui pourtant est souvent décrit comme paradisiaque...

Ce ne doit pas être l'avis de ces respectables campeurs après leur mésaventure d' il y a quinze jours: une belle soirée que l'on passe dehors, sous les arbres, porte de la caravane demi ouverte...rêverie romantique au clair de lune et conversation amicale dans la nuit qui s'avance...bref, il est temps d'aller au lit...Monsieur passe le premier... écarte le rideau et déplace la couette douillette...

Surprise, le lit conjugal est déjà occupé...Situation classique me direz vous....Oui mais... un renardeau effronté est installé et ne semble pas prêt à vouloir partir: il montre les dents ...Mal lui en prend: Monsieur avise un pied de parasol et trucide prestement l'intrus.. Sang, lit souillé, etc.....Nettoyage obligé jusqu'à minuit...

Justice est faite: une photo commentée dans le journal, le juste défenseur de la propriété privée posant pour la postérité en tenant fiérement le trublion par les pattes postérieures... Pour l'exemple bien sûr...Dans le paradis lotois, il n'y a pas de place pour le moindre renardeau...Celui-ci aurait dû le savoir.

Allons... vous le savez bien...les renards ne lisent pas encore le journal....






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jeudi, juin 26, 2008

En bordure de forêt, rencontres du soir.


Ciel d'orage au Sud, ce soir; au dessus de nous les nuages sont encore colorés.

Il fait doux, très doux.

Au dessus du Quercy blanc, au delà de la vallée du Lot, des éclairs verticaux

Des grondements sourds. L'orage monte.

C'est un soir d'envol pour les Lucanes Cerf volant mâles qui quittent les bois assombris pour des espaces plus ouverts. Espoir d'une rencontre peut être.. Ils s'élévent bruyamment du dessus du toit de la maison, le corps presque vertical, ailes et ornements déployés, symboles sexuels aériens. J'aime ces élans un peu balourds pour perpétuer l'espèce



La lumière décline, il est temps maintenant de fermer les volets.

J'ouvre mon journal: chez nous, c'est le temps des réunions pour la chasse. Chaque village a la sienne, renouvelle son bureau et prépare la saison prochaine.

Fortes paroles d'un nouveau président, au chef lieu du canton:" Je ne suis pas pour engraisser les renards, il faut les réguler"....

Allez, on va faire plaisir à notre ami Danis...A sa demande, on féminise un peu le propos de cette assemblée de mâles...

"Je ne suis pas pour engrosser les renardes...

et c'est moi qui ajoute: il faut bien rigoler...".

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vendredi, juin 20, 2008

Le pauvre botaniste chez les chasseurs (suite)

Ce 18 Juin, en Commission de la chasse, on a planché sur les nuisibles.

Il s'en passe des belles dans notre beau département.

Ce printemps, les Renards ont mangé des canards.

Pour l'éleveur, sûr, les Renards sont des connards et des salopards

Pour le naturaliste, les Renards n'aiment pas trop l'effort; comme tous les prédateurs, ils vont se nourrir là où le garde manger est bien rempli et pas trop fatiguant à ouvrir.

Les Renards ne sont donc que de vilains flemmards.

Conclusion: pour mettre tout le monde d'accord, sans retard, il faudrait penser à bien enfermer ses canards, le soir, pour les protéger du Renard.

Un peu nul, ce texte, mais je ne suis pas Ronsard.


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