lundi, novembre 10, 2008
vendredi, septembre 12, 2008
Nouveautés du moment: un site, un livre.
Allez donc visiter ce site, cela fera plaisir à son auteur qui fréquente Bouriane verte, ce en quoi il a parfaitement raison. Copinage et blogosphère dirait une visiteuse régulière qui se reconnaitra sans peine.
Dans le courrier d'hier, un nouveau titre concernant les Champignons du Périgord et du Quercy souscrit en juillet dernier.

Il s'agit d'un ouvrage écrit par les mycologues de la Société Mycologique du Périgord, Guillaume Eyssartier, Alain Coustillas, Daniel Lacombe .
Comme on peut s'en rendre compte, l'entrée se fait simplement par les milieux : prairies, bois de feuillus, bois de coniféres, bois mort et sols nu. Un format commode pour se glisser dans une poche profonde, une réalisation soignée de l'éditeur (Editions Bacofin, 8 rue Arago, Périgueux). 40 pages de généralités, recettes (eh oui..), une clé dichotomique et un index.
Les espèces sont photographiées à côté de chaque fiche. Une présentation efficace et soignée.
Cet ouvrage devrait intéresser les Lotois.
Plus de renseignements ici
Libellés : Champignons, écologie
mardi, mars 11, 2008
Les nouveaux nids de Frelons vont arriver...
Les femelles fondatrices vont commencer à repérer les endroits favorables à la construction des nouveaux nids.
Les nids de 2007 semblent super-résistants en fin d'hiver; j'ai pu le constater ce matin;
à la sortie Nord de Cahors, celui que j'avais repéré l'automne dernier n'a, semble t'il, pas pris une ride malgré les pluies et les assauts répétés du vent d'autan.
Entre temps, le Lot s' est organisé contre l'envahisseur; le buzz médiatique dans la presse locale de l'automne dernier et la protestation vigoureuse des apiculteurs ont fait réagir les autorités.
Un réseau de piégeage, ciblé et contrôlé, nous dit-on, est organisé pour capturer les femelles fondatrices.
Une liste d'entreprises agréées est téléchargeable sur le site de la préfecture.
On me permettra ici quelques remarques issues de mes informations personnelles:
A propos du piégeage envisagé, en réseau, de gros points d'interrogation subsistent :
Ce type de piégeage, qui a un coût pour le département, n'a fait l'objet d'aucune expérimentation à petite échelle au niveau national ou local depuis la date d'apparition du Frelon en France (2004); est-il vraiment efficace?
On le saura en fin d'été .
Plus grave, l'impact du piégeage sur les autres espèces présentes dans le milieu naturel, peut être des espèces rares ou protégées, n'est pas connu; peut être un appauvrissement du nombre d'espèces d'Hyménoptères (Guêpes et Frelons indigènes, par exemple, qui ont, on le sait, une certaine utilité ), et des autres Insectes volants.
Il est dommage qu'on n'ait pas pris la peine de consulter les scientifiques compétents, si peu nombreux d'ailleurs en France, où les spécialistes de ces domaines de savoir sont en voie de disparition.
Conséquences directes: on avance au jugé...un peu comme dans la gestion des populations d'espèces sauvages, plantes ou animaux, envahissantes, chassées, nuisibles, banales ou protégées dans les milieux naturels; on a encore l'impression que la société française continue à jouer négligemment avec des domaines encore bien mal connus et peine à conserver des équilibres naturels, par définition bien fragiles. Une synthése a été produite dans un récent article du Monde: de nombreuses espèces protégées restent menacées en France.
De plus, il aurait été intéressant que le public lotois connaisse en détail, par la publication d'une charte par exemple, le processus complet de destruction totale d'un nid , et qu'il vérifie lui même que nos entreprises agréées (compétentes ?) ne négligent pas la mise à bas et la destruction compléte par le feu du nid; surtout lorsqu'il a été traité à la cyperméthrine, produit chimique insecticide dangereux pour les oiseaux consommant le couvain des nids traités et laissés en place. Un avertissement en ce sens, pour le moins suffirait pour éviter ce type de pollution néfaste à la faune sauvage.
Sur Internet, des sites intéressants sont apparus, tel celui-ci.
Libellés : abeilles, botanique, écologie, environnement, espèce nuisible, faune envahissante, Insectes, paysage
jeudi, janvier 03, 2008
Bouloc (82) ne veut pas voir s'installer une carrière
Aux limites du Lot, en Quercy blanc, dans le Tarn et Garonne, à Bouloc en Quercy a surgi un projet de création de carrière.
Les habitants du village, et leurs proches voisins, en particulier des Lotois, n'en veulent pas.
Mais les "exploitants de carrières" constituent une population invasive et destructrice de biotopes. S'étalant beaucoup, parfois sournoisement, souvent sans autorisations d 'extensions, et sans se géner, parfois au détriment des voisins, ils transforment de larges superficies de sous-sol en argent , et les remplacent généralement par ces déchets ultimes qu'on contrôle mal ou pas du tout et dont on ne sait plus quoi faire; ramenant ensuite de la terre, ils "revégétalisent" en plantant des arbres à la va vite, et partent ailleurs pour amorcer un nouveau programme pierres-argent-ordures masquées-végétaux, ayant bousillé au passage les paysages et les communautés végétales séculaires, naturelles ou agricoles.
De plus, ils sont tenaces: s'ils sont évincés une première fois, forts de leur argent et de leurs moyens de lobbying, ils reviennent avec le même projet, habilement réécrit, et emportent alors l'accord des autorités de tutelle: celles ci, c'est bien connu, se sentent toujours obligées d'aller à l'encontre de la volonté du peuple, et de faire son bien malgré lui de façon autoritaire, en se souciant comme d'une guigne des questions de santé (amiante), bruits (aéroports), pollution (nitrates, pesticides....)
Après des décennies de fonctionnement d'un tel systéme, on commence à découvrir partout en France, les résultats de ce genre de politique initiée par des élites dépourvues de culture de l'environnement, avec des problémes divers qui surgissent maintenant de façon inattendue.
Pour en revenir à Bouloc, on a vraiment envie d'y vivre tranquille, sans poussières, sans trafic de camions, sans bruits d'explosions....
Une association, regroupant les opposants au projet a donc été créée pour l'expliquer et le faire savoir: elle s'exprime ici largement sur son site Internet dont nous avons ajouté les coordonnées dans la liste des liens du blog pour suivre plus facilement l'évolution des événements.
Et puis, à Lot Nature, on va aller faire un tour au printemps à Bouloc: dans ce Quercy blanc aux allures presque méditerranéennes, il y a toujours quelque plante rare, quelque insecte peu répandu qu'une dizaine de naturalistes à l'oeil exercé auront tôt fait de repérer pour mettre en valeur la présence.
Libellés : botanique, écologie, environnement, paysage
mercredi, octobre 24, 2007
Vidanger et trier: halte aux poissons-chats.



Encore la Dépêche...Dans le domaine de l'environnement local, ce journal est une mine d'événements qui nous donnent à réfléchir sur la santé écologique de nos milieux naturels lotois.
Ce Mardi, on nous raconte le nettoyage de l'étang de Laumel à Gourdon par la société de pêche locale. Cette opération a lieu tous les cinq ans "afin d'épurer la population piscicole en supprimant tous les poissons nuisibles: les oeufs pondus par les poissons nobles seront préservés et pourront ainsi arriver à terme"
Je passe sur les précisions de l'opération pour arriver aux résultats détaillés:
"....population de l'étang.....: 35 sandres, 4 brochets, 3 tanches,15 black-bass, 40 carpes, 500 kg de gardons et 44 truites....." ce sont donc les poissons nobles.
150 kg de déchets, poissons-chats, brèmes.... calicobas ...perches japonaises..
Vous trouverez des renseignements sur ces poissons ici.
Rarement sur les pêcheurs, qui ont, quand même, par leurs pratiques séculaires de prédation, sacrément modifié le peuplement des milieux aquatiques et la faune piscicole originelle. Bien plus que les chasseurs. Les espèces de poissons introduites, en provenance du continent américain (sandres, black-bass, poissons-chats etc...) sont nombreuses dans nos cours d'eau, signe d'une pression humaine forte sur les habitats aquatiques. Il est vrai qu'on ne pêcherait plus grand chose, si les introductions anciennes et les réempoissonnements réguliers n'avaient pas lieu.
A leur actif tout de même, on peut souligner les alertes sur la pollution des rivières, immédiatement visible avec les hécatombes de poissons. Ce qui fait dire que, dans ce domaine, on s'est occupé plus tôt de l'eau que de l'air.
Libellés : botanique, écologie, environnement, faune envahissante, paysage, poissons
lundi, septembre 17, 2007
Mémoire de l'environnement
J'ai noté en particulier un texte fondamental de Roger Dajoz qui passe en revue de façon synthétique, les problémes écologiques actuels que nous rapporte l'information quotidienne et nous offre des repères et des explications pour appréhender la complexité de ces questions
Je n'ai pas oublié son livre "Précis d'Ecologie", un de ceux qui me permit, en autodidacte éloigné de tout centre universitaire, de compléter une formation nécessaire pour enseigner l'écologie dans le secondaire "une leçon en avance sur les éléves"comme disait plaisamment un administratif de l'institution.

Je viens donc de ressortir de la bibliothéque l'ouvrage en question pour y insérer ce nouveau texte de Roger Dajoz imprimé et titré
Citation tirée de ce texte et qui nous permet de compléter ce que nous avons lu Samedi sur les panneaux de la Fédération de pêche du Lot:
"La biosphère est un système hétérogène qui possède une structure en mosaïque bien visible par exemple sur des photos aériennes. Les éléments de cette mosaïque ont reçu le nom d'écosystèmes. Un étang, un champ de blé, un bois, sont des écosystèmes. Un écosystème comprend un ensemble de végétaux, d'animaux et de micro-organismes qui forment ce que l'on appelle la biocénose ; il comprend aussi le support physique de cette biocénose (l'eau de l'étang, le sol du champ ou du bois) qui est le milieu ou biotope. Remarquons que cette terminologie est maintenant entrée dans le langage courant. Ainsi les préfets peuvent-ils prendre des « arrêtés de biotope » qui sont destinés à protéger une certaine étendue de terrain ainsi que les végétaux et les animaux qui s'y trouvent....
.....Parmi les nombreuses recherches qui ont été faites sur les écosystèmes celles qui ont le plus d'importance sont relatives à leur fonctionnement et il est nécessaire de les exposer brièvement. Il existe dans un écosystème trois catégories d'êtres vivants. Les plantes vertes qui possèdent de la chlorophylle sont capables d'utiliser l'énergie solaire pour fabriquer de la matière vivante à partir de l'eau et des sels minéraux du sol, ainsi que du gaz carbonique de l'air. Ces plantes vertes qui sont les seuls organismes capables de produire de la matière vivante sont des producteurs. Toute la vie sur terre dépend de l'énergie solaire. Les animaux, incapables de produire de la matière vivante, doivent trouver celle-ci toute prête en consommant d'autres organismes. Ce sont des consommateurs. Les herbivores mangent des végétaux et les carnivores mangent les herbivores. Les décomposeurs sont le plus souvent des organismes microscopiques, les bactéries, qui décomposent les détritus végétaux ou les cadavres d'animaux et produisent ainsi des sels minéraux qui seront repris par les végétaux. Le cycle de la matière est ainsi bouclé. Dans un écosystème les éléments constitutifs de la matière vivante sont constamment recyclés et réutilisés. Il n'y a pas de pertes et pas d'accumulation de déchets. Mais l'énergie solaire qui a été captée par les plantes vertes et qui a permis la synthèse de la matière vivante est peu à peu dégradée et perdue."
Bien sûr , c'est assez scolaire et un peu sévére. Ca n'a rien à voir avec la "deep écology" et le "new age" qui saturent internet, ses listes "écologiques" et ses forums. Mais moi j'aime.....parce que çà me fait d'abord mieux comprendre le monde qui m'entoure et les "c..........." que peut faire l'espèce humaine depuis le néolithique.
Libellés : botanique, écologie, enseignement, paysage
samedi, septembre 15, 2007
Au bord de la rivière: non, non, non, soixante huit n'est pas mort

Dans ces années là, l'enseignement de l'écologie commence timidement à apparaitre dans les établissements secondaires, je suis à mes frais un stage de formation rudimentaire, et on commence à parler de producteurs, consommateurs , chaines alimentaires, etc...
Ce que je lis là sur ce panneau explicatif du site de pêche d'Albas, j'ai donc dû le donner en interrogation écrite.
Quarante ans plus tard, l'écologie scientifique semble donc bien entrée et présente dans la société actuelle, et je lis et j'entends couramment des gens importants et souvent ignares discuter gravement de biotopes, niches écologiques, écosystémes, etc.... etc...
En notre douce France, tout semble donc aller au mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Et on pourrait donc aller à la pêche, en confortant les connaissances acquises, dans notre belle nature dûment "panneautée" par nos élus locaux.
Il y a dix ans, en 1997, les universitaires assurant un enseignement de l'écologie lançaient un cri d'alarme:
A l'appui, une citation tirée de ce lien, si vous l'avez passé:
"Conférence introductive :
François RAMADE rappelle qu'il a maintenant 41 années d'expériences dans le domaine de l'écologie. Il constate que l'enseignement de l'écologie s'est développée beaucoup plus tard dans notre pays que dans les pays anglo-saxons: aux Etats-Unis, la première chaire d'écologie a été créée vers 1903-1905, en Grande-Bretagne le premier enseignement est celui d'ELTON à Oxford en 1920, en Allemagne de même vers les années 1920 se développe celui de KUNHELT, en Scandinavie vers les années 1920 un enseignement d'écologie très orienté vers la biogéographie se développe. La situation française est tout à fait différente puisque la première chaire d'écologie fut créée au Muséum en 1956 (chaire d'écologie et de protection de la nature), à l'université au sens strict, le premier certificat d'écologie fut créé par le professeur LEMEE en 1962 à Orsay (C4 d'écologie), à peu près à la même époque le professeur GRASSE créait le DEA d'écologie, vers 1963-1964, dont le professeur LAMOTTE en assurera la direction. L'enseignement d'écologie en France fut donc reconnu en tant que tel dans les années 1960 et il faudra attendre le début des années 1970 pour que des postes soient créés dans l'université. Dans les autres ordres d'enseignement, le retard sera encore plus considérable pour l'enseignement de l'écologie, alors que, dans un pays comme la Suède, par exemple, I'écologie est enseigné dans le primaire et dans le secondaire depuis les années 1940. La situation actuelle est très préoccupante, voire catastrophique. Dans le secondaire, le retard est évident (voir le rapport de Françoise ATHIAS-BINCHE). Au niveau enseignement supérieur, la situation est peu reluisante, les programmes de premier cycle sont quasi strictement réductionnistes, pas d'enseignement d'écologie en général. En second cycle, par exemple sur Orsay, pour les étudiants de la maîtrise de biologie, I'enseignement de la biochimie est obligatoire alors que celui d'écologie est facultatif et cet exemple est à peu près la situation générale en France. L'écologie apparait comme une discipline dont l'enseignement est accessoire à l'exception des maîtrises d'écologie, alors que par nature l'enseignement des processus écologiques est complémentaire des aspects biologiques et biochimiques."
Une précision : le professeur Maxime Lamotte, dont j'ai suivi les cours en 1958, en certificat de Zoologie ,vient de décéder.
Libellés : botanique, écologie, enseignement, paysage


